La coextrusion (ou co-extrusion with towpreg) est un procédé de fabrication additive à double extrusion. Une buse dépose le polymère fondu tandis qu'une seconde intègre simultanément un toron de fibre de carbone continue pré-imprégné. Les deux matériaux fusionnent dans la buse pour former un composite structurel couche par couche.
Insertion de fibres continues (torons 1K) directement dans la matrice polymère pour un transfert de charge optimal entre fibre et matrice.
Placement précis de la fibre dans la direction des efforts, couche par couche. Un avantage impossible avec les procédés composites conventionnels.
Un système de refroidissement dirigé vise à stabiliser le composite dès son dépôt, pour réduire la porosité et améliorer l'adhésion intercouche.
Résultats publiés dans la littérature scientifique sur des composites fibre de carbone continue fabriqués par des procédés comparables (FFF/coextrusion). Objectifs de performance, non encore validés par nos propres essais.
×3,4 vs polymère seul (47 MPa)
×3,9 vs polymère seul (63 MPa)
×8,9 vs polymère seul (29 MPa)
×6,4 vs polymère seul (94 MPa)
Épaisseur de couche 0,4 mm · Largeur de ligne 1 mm · Fraction volumique fibre visée 26 % (paramètres de procédé cibles)
Avec ~26 % de fibre en volume visés, les pièces co-extrudées visent des résistances de l'ordre de grandeur de l'aluminium, pour un poids nettement inférieur.
Le placement sélectif de la fibre continue réduit les coûts matière. Le renfort n'est utilisé que dans les zones sollicitées mécaniquement.
Des résistances en traction pouvant dépasser 200 à 600 MPa selon la matrice, d'après des résultats publiés dans la littérature scientifique. Objectifs non encore validés par nos propres essais normalisés (ASTM D3039, D695, D5379).
Fibre de carbone 1K ou fibre de verre, combinées avec PLA, PA (nylon) ou PETG selon l'exigence thermique et mécanique.
Une bonne adhésion interfaciale entre la fibre et la matrice polymère est essentielle pour un transfert de charge efficace, clé de la performance composite.
Contrairement aux procédés composites conventionnels, la fabrication couche par couche permet des géométries impossibles sans outillage ni moule.
La qualité de l'interface fibre-matrice détermine directement la résistance finale du composite. Voici ce que la recherche a démontré.
En dessous de ~5 mm d'enrobage, la fibre glisse dans la matrice. Au-delà, c'est la fibre qui casse avant l'interface : preuve d'un ancrage efficace.
Le mouillage complet de la fibre par le polymère fondu est essentiel. Une imprégnation insuffisante crée des zones sèches qui concentrent les contraintes et réduisent la résistance.
L'optimisation des paramètres d'impression (épaisseur de couche, largeur de ligne, refroidissement) vise à réduire la porosité, un facteur déterminant de la résistance finale documenté dans la littérature scientifique.
La coextrusion fibre continue est particulièrement adaptée aux applications à faible volume et haute valeur ajoutée.
Ferrures, nervures de drones (UAV), supports de charge : structures légères à haute résistance multidirectionnelle en traction, compression et cisaillement.
Panneaux anti-crash, renforts structurels, pièces soumises aux vibrations. Le rapport poids/performance réduit la consommation énergétique.
Renforcement de coques, de mâts et d'éléments soumis à la corrosion. Les composites thermoplastiques résistent aux environnements humides et salins.
Gabarits, montages d'usinage, éléments de convoyeurs. Pièces fonctionnelles imprimées rapidement, sans moule, avec une rigidité sur mesure.
Équipements légers et rigides, pièces de vélo, accessoires de compétition où chaque gramme compte.
Instruments personnalisés, outillage chirurgical, composants biocompatibles adaptés au patient.
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